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![]() ![]() Dernière modif. 11 09 2011 |
Alterégoscopie / microroman
Il
restera inscrit au bilan de quelques-un(e)s à la colonne des regrets éternels.
Alterégoscopie / microroman
Regrets éternels
Certains ou certaines loupent le coche par défaut d'audace, manque de présence d'esprit, auto-censure, respect des
convenances, confort jugé préférable. Ils ou elles ont depuis appareillé sur un autre bateau, le seul qui prenait encore
des passagers.
Relevés du quotidien
Ce mardi matin,
je demande l'heure à un homme arrêté.
Environ une demie-heure plus tard, je repasse au même endroit. L'homme à la montre arrêtée n'a pas bougé (le
contraire eût été étonnant). (Devant la boutique Bouygues-SFR attenante au Super U du boulevard Sakakini, à Marseille - Mardi 22 juin 2010, entre 10h et 10h45) Alterégoscopie / microroman
Si une telle,dit qu'elle va bien sans que nul ne lui demande, il ya de fortes chances qu'elle n'aille pas si bien. Égoscopie / microroman
Si jedis que je ne le referai jamais, il y a de fortes chances que je le refasse. Les vraies résolutions se dispensent des proclamations.
Hors-sujet (Le bon, le beau, les maux, les mots)
Inflation signalétique et empire du quelconque (suite)...Internet reste un espace pluraliste et conflictuel, multiculturel en ses contenus. Les tenants du tout-marchand n'y ont pas le champ libre, des forces citoyennes s'y constituent, défendant le contenant en tant
qu'espace
démocratique
(voir : april.org; La quadrature du net). De plus, l'apesanteur des signaux
numériques est une invitation permanente à la multiplication non commerciale des copies.
Si la foire aux vanités bat son plein, si les sabirs mimétiques s'en
donnent à coeur joie, si l'onomatopée remplace parfois l'énonciation, ce n'est qu'une partie d'internet
(avec une place particulière occupée par les miettes envahissantes du kaléïdoscope publicitaire) qui accueille
sans restriction ce fast food.
Par ailleurs, il est peu d'espaces - physiques, sociaux, urbains, médiatiques - que celui-ci laisse indemne.
La
dévaluation du langage n'est pas
propre à internet, et il n'est pas sûr qu'elle y soit pire qu'ailleurs.
La
rumeur informe et le déversoir généralisé gagnent du terrain dans
l'espace de la parole, que celle-ci soit numérisée ou orale, publique ou privée,
juvénile ou pas, artistique ou informelle. Pseudo-idées,
pseudos-nouveautés, pseudo-mots,
pseudo-libertés (cohabitant avec d'énormes censures),
surcharge...
Autant d'avanies dont la blogosphère
a sa part mais pas l'exclusivité. Néo-capitalisme et inflation signalétique :Le néo-capitalisme c'est celui des 15% de retour sur investissement comme norme annuelle, celui qui
va de bulle en bulle,
de crise en crise, celui des expansions fictives et des maquillages en
tout genre.
Ce système plein de trous d'air décline les précarités et les déséquilibres à tous les étages : du côté des nouveaux riches (traders internationaux, oligarques russes...) aussi bien que chez les pauvres (qui conjurent souvent le marasme par des fictions ostentatoires). Les dynasties fortunées et l'aristocratie ouvrière - normes affaiblies par trente ans de thatcherisme, de dérégulation, de floraison des actionnaires, de prospérité du crime organisé, de chômage... - s'adossaient à une forte légitimité. Au contraire, les identités précaires - celles d'en haut et celles d'en bas - compensent par une inflation signalétique, par des stratégies publicitaires, par une loghorrée idéologique (le style Sarkozy est une apothéose dans ce domaine, mais aussi, dans la ville où j'habite, le style Gaudin-Muselier, avec la bulle urbaine qui va avec. Quoi qu'ils aient en commun, je n'identifie pas absolument les deux - Sarkozy faisant preuve d'une indécence qui est nouvelle dans le champ du pouvoir d'état et qui lui est particulière). Société du spectacle, reigne du paraître, effort sémiotique de chaque instant face aux inquiétudes... Question (ou ébauche de question, laquelle en impliquerait beaucoup d'autres) : ces stratégies - narcissisme des institutions et bousculades des ego - ne sont-elles pas des avatars de la luttes des classes, des compléments à la lutte des classes, en même temps que le déni de cette même lutte des classes ? Exigence déontologique :
Je n'ai rien contre l'abstraction cinglante - non que mon petit texte soit exactement dans ce style. Quoi qu'il en
soit, il vaut mieux qu'elle soit fondée sur une vision musclée et/ou résulter d'une synthèse à partir de collectes
concrètes. Si bien qu'en en restant là je pourrais me retourner le reproche que je fais à certains blogs
(et aussi à certains pamphlets professionnels). Par conséquent,
j'illustrerai (sans échéance trop précise) cette tribune par des relevés.
...
Après 1 an et 1/2 (suite)Intime et public... Les deux sont liés, puisque mon regard, même lorsqu'il est objectiviste, journalisticoïde, ou même théorique (c'est rare mais ça arrive) part toujours d'une émotion intime. Mais, pour les visiteurs, il peut sembler confus de voir se succéder sur la même page une chronique sur l'urbanisme et une semi-indiscrétion égotique (voire érotique). Par souci de lisibilité chaque page sera donc placé sous le signe d'une dominante, tout en laissant parfois se confronter des objets intimes avec des thèmes plus impersonnels (lorsque confrontation fait image). D'autre part (c'est visible, mais je le précise), Quelques fragiles réactions vitales ne repose sur aucun patron préfabriqué, sur aucun CMS (Content Management System). Réalisant moi-même le support de mise en page, j'envisage toutefois d'intégrer quelques modules ici ou là, ainsi pour faciliter une intervention des lecteurs. |