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Douceur Amère, Naturelle Insomnie, Esthétique Lenteur, Lissage Ethylique
«Avoir l'apprenti dans le soleil»
+ -
Comme soucis et k.o. de kœur m'avaient rendu inapte à toute assiduité publique, la campagne électorale laissée à d'autres moins dispersés, me voici avec toi parti pour quelques jours en rêve. Ce site montre ainsi son peu de réactivité sociale. Ta survenue ordonne mes affects. Cette évasion me donnera-t-elle la force pour ..., le goût de ... ? Peut-être, surtout si tu m'accompagnes, comme cela avait été entendu, pour faire un relevé au carrefour des Réformés +  place du Chapitre durablement esquintés, livrés à la malfaçon et à la pollution promotionnelle. En attendant, des souvenirs du voyage avec toi.
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(Image Nicole GUIDI)



Lu aujourd'hui v
uqbarorbis.blogspot.com
La page à cette adresse à été réabsorbée par le néant. J'aurais dû la copier. Autre chose sera peut-être réapparu entre temps.

Revisité v
apinpelusafac.canalblog.com
Hypocondriaque et vivant - «Apologies inutiles et... »

et v
agitation permanente
La conscience éthique d'un comportement cynique dans un milieu vain.

D'une activité de groupe vibrante et ordonnée v
lentrelacs
Ludique, éthique (décidément), élégant, à vocation intelligibilisante. Avec une programmation des accès qui facilite l'appréhension de l'ensemble.


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(xhtml)
Dernière modif.
10 05 2008




Douceur Amère


Voyage en car par de nombreux tunnels autour d'une zone (on ne peut pas dire une ville) comme nous les aimons. Car nous les aimons avec leurs voies sur berge. Urbs. Concaténations dépourvues de résidus monumentaux antérieurs à l'ère industrielle. Amas d'énergie, leurs ports minéraliers, leur bitumes rougis, leurs tubulures et leurs exhalaisons. Vapeurs, aspersions, tunnels de tubulures, et toi. Tes yeux dans le songe. Ta présence à toi-même au dessus et en dessous de la surface du songe sur ces rubans routiers durs à la vue. Et moi m'ectoplasmant des copeaux du fromage. Mes mains translucides, leurs veines lactées éclairées du dedans. Mes mains lumineuses dans les tunnels, formant des tâches atténuées dans la lumière d'aquarium qui baigne l'extérieur où l'impression générale se dilue concentriquement par d'impénétrables étendues de végétation moyennement haute. La course de l'autobus, sa vitesse uniforme. Une nouvelle forêt qui lentement regagne le terrain qu'elle avait perdu au cours des années passées. La route concassée le long d'une falaise évidée. Le ciel vu au travers d'un trou dans la paroi de ronces. Et ton silence et mon couteau qui taille du pain durci. Ta bouche ni grave ni comique. Tu me vises sans raison ni expression. Tu fais la pause et tu repars, un sourire à tes lèvres, comme une goutte s'accroche sur la vitre avant de se faire emporter. Dernières citadelles où sévit l'érosion des subjugués, encore eux. Les subjugués, anciennement les acharnés, passagèrement les avisés, ayant subi quelques défections. Le véhicule s'endurcit. Le chauffeur est une ombre recyclée dans le transport des vivants. Les autres passagers sont bien trop sages pour que Thanatos n'ait eu son mot à dire à la remise des titres de transport. Entre nous la familiarité de trois vies n'a pas exténué ni même atténué le désir. Et soudain le bus bascule vers l'avant, nous serions précipités vers l'avant si la vitesse de la chute ne compensait la pesanteur.
Fête des arlequins blancs. Clowns des deux sexes. Les arlequines, leurs mouches et leurs faux cils sur leur teint blanc. Les mimiques de celle-ci à l'attention de personne. Les notions d'aléa et de nécessité jetées au sol comme les éclats d'un vase de prix. Tu goûtes de la crème parsemée de paillettes. Je ne t'avais jamais vu faire cela. Quand tu suces une paillette cela produit une explosion synchrone mais à l'autre bout de la pièce. Derrière la paroi de verre qui limite la pièce : les autres passagers. Nous seuls avons pu entrer. Nous ne savons pas comment ni pourquoi. Les autres regardent parfois un spectaculaire gâteau, non par gourmandise mais par curiosité analytique, c'est la seule pulsion qui leur revient par moments. C'est l'heure de repartir. Un instant, j'ai peur de manquer le départ, de ne pas trouver la sortie. Mais tu ne te poses pas la question et nous sommes sur le chemin avant même de savoir comment.
- J'ai emporté un gâteau.
- Et un pour moi s'il te plait.
- Pourquoi pas ?
- Tu fumes ?
- Non merci.
- Après toi.
- Merci.
Une fois, j'ai essayé de t'échanger, ça a failli marcher. Au bout du compte tu étais toujours là et tu ne t'étais rendue compte de rien.
- Encore.
- D'accord.
Et après, même nous nous n'entendons plus ce que nous disons. Comme d'habitude tu as raison, peu importe ce que tu dis, l'important est comment je l'entends. As-tu seulement eu l'impression que je te trahissais ?

Dimanche 9 mars, à 10h00. Marseille - bureau de vote 505, école maternelle Alexandre Coppello Annexe, sect 05 circ 03 cant Camas - taux de participation : 10%, dont moi.

Lundi 17 mars - tombé du lit à 6h45. Dans ton texto tu te mets sur ta réserve. C'est clair - pas sur le fond mais sur tes intentions concrètes. Je ne t'en veux pas du tout. En ce moment, j'ai peu l'expérience de femmes claires. Tu m'attendris encore, mais moi aussi je me mets sur ma réserve. Ce n'est pas la même que la tienne.

Même jour - Sorti à 8 heures acheter le journal pour le détail des résultats électoraux sur Marseille.
« Battu de 985 voix dans le 3è secteur, Jean-Noël Guérini échoue
Et de trois pour Gaudin
En dépit de la perte du 1er secteur (Roatta face à Mennucci), le maire sortant conserve Marseille dans le giron de la droite. Pour 5326 voix d'avance. »
La Provence

Cela plus ceci place sur la porte de ce jour l'inscription suivante : Toi qui passe le seuil du 17 mars 2008, laisse tout espoir.
Enfantin, n'est-ce pas ?



http://www.nicoleguidi.com
Quels sont les points communs entre l'amour et l'éternuement ?
Si vous avez des réponses vvv   (la mienne à la prochaine page)

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«Avoir l'apprenti dans le soleil» M.D.


La meilleure manière de dire au revoir (ou bonjour) c'est souvent de dire « au revoir » (ou « bonjour »). Expression basique. C'est parfois de ne rien dire. Expression elliptique.

La surcharge est un geste d'emprise. Hantise de la perte. Vouloir trop : crainte de ne pas pouvoir, phobie de ne pas avoir, angoisse de disparaître.

Vouloir se faire remarquer fatigue l'œil du désiré, du spectateur ou du partenaire commercial. Certains conçoivent leur stratégie (de promotion) comme une manière de fatiguer.

En omettant de me signaler je prends le risque d'être oublié, elle court la chance de disparaître, tu cours la chance de charmer un œil sensible et exigeant. Etre vu(e) derrière sa discrétion, voir par delà la litote instaure la complicité de ceux qui ne font pas partie.

Des fois je me dis ça mais je n'y arrive pas toujours. Mais plus je me le dirai mieux j'arriverai. C'est une forme de prière laïque.

Certaines personnes sont innocemment discrètes, d'autres le sont plus savamment. Peu importe que le voile soit d'origine ou cousu main.

« La beauté convulsive sera érotique voilée, etc... » A. B.

Lien interne

La dernière fois que je t'ai vue


Rencontre fortuite - samedi 15 mars, vers midi, devant le centre Fissiaux.

Quand tu m'as dit « j'y vais », j'ai oublié de me taire.

FIN

A une autre adresse

From: ...@ouvaton.org
Date: Wed, March 19, 2008 11:32 am
To: c...@orange.fr
(...)
J'espère que tu vas à peu près bien, et que tu restes dans l'humanité - ce qui est parfois un exploit.
(...) Je ne te parle pas des élections, mais d'avoir espéré la veille, j'étais déprimé lundi. Ils ont quand même perdu un secteur.
Bon, ben finalement j'en ai parlé.
Ces panneaux Decaux aux stations vélib c'est une sacrée pollution, et ils en font de nouvelles justement dans mon quartier.

From: c...@orange.fr
Date: Wed, March 19, 2008 3:03 pm
To: ...@ouvaton.org
(...)
ça tombe bien aujourd'hui j'ai envie de rigoler.
(...)
Grosse déception aussi après la petite victoire de Gaudin (tare politique que ce sud-est de la France). Il y en a qui se disent que c'est la voie royale pour Marseille capitale de la culture en 2013... Comment font-ils pour croire une chose pareille?
Moi je me tirerais bien de Marseille... Au niveau boulot c'est une vraie galère.
A +

La beauté convulsive ne sera pas compulsive.