QUELQUES FRAGILES RéACTIONS VITALES - Accueil

avril 2006
septembre 2006
novembre 2006
février 2007
mars 2007
mai 2007
août 2007
octobre 2007
janvier 2008
mars 2008
avril 2008
duchampisteries
mai 2008
juillet 2008
août 2008
octobre 2008
novembre 2008
Sommaire thématique
mai 2010
juin 2010
juillet 2010
février 2011
mars 2011
avril 2011
septembre 2011
novembre 2011

avril 2008 :
La poésie sans étiquette   Extraits Êtes-vous amoureux comme vous éternuez ?  Rue de la Verrerie Paris 4ème  

Agrandir + -







cliquez pour agrandir
(Image Nicole GUIDI)
(Image Nicole GUIDI)

Au lieu de travailler, je suis chez Maupetit, en haut de la Canebière, - point le plus proche où acheter une carte postale pour les 11 ans de ma fille. J'ai déclaré le chantier fermé pour cause d'intempérie intérieure. Rayon poésie. Celle des éditeurs me poétise rarement.
La poésie
sans
étiquette
Inconformité conforme bloquée à mi-chemin. Tenté d'aller me promener, obtempérant, je suis chez Maupetit en train de feuilleter des livres bavards. Par les radis de midi mon ventre est irrité. Je m'interroge sur le sens exact des messages en provenance de Notre Dame des Escargots. Aujourd'hui, mon organisme saturé de radis a le chic pour acidifer toute information. Mes centres de perception sont dilatés et j'assimile les choses de manière imprécise.
mardi 1er avril 2008



Je trouve dans Proust une mention de l'alimentation du corps quand elle se conjugue aux tendances affectives. Dans mon texticule, il s'agit de radis, dans A l'ombre des jeunes filles en fleur - première partie, où est exposée l'expérience que constitue pour le narrateur la fin difficile de sa relation avec Gilberte Swann -, il est question de caféine. Médicament pour je ne sais quel trouble - la neurasthénie ? -, la caféine accentue une tension d'origine amoureuse - amour frustré aux prises avec un espoir déraisonnable et à une conduite qui ne fait qu'empirer la situation.
fils nécessaires - d'où les méandres
(L'espoir est pire que le désespoir, car celui-ci conduit à la résignation, qui elle-même permet de remettre les pendules à zéro, de cautériser les cicatrices, de redevenir disponible à d'autres sollicitations) La mention de l'excitant alimentaire qui ajoute au tourment affectif est relativement courte (dix-neuf lignes tout de même), mais elle fait partie d'un ensemble qui contribue à replacer l'histoire (transposée mais largement documentaire) dans la richesse de la vie réelle. La prose de Proust suit avec rigueur et sans inhibition des fils qui surgissent dans un statut de nécessité - d'où les méandres par lesquels il évolue, d'où l'introduction d'éléments impossibles à inventer et qui s'imposent à son récit.
mercredi 2 avril 2008





extrait  :



« A cause de la violence de mes battements de cœur on me fit diminuer la caféine, ils cessèrent. (...) l'amélioration physique que la diminution de la caféine amena presque immédiatement chez moi n'arrêta pas l'évolution du chagrin que l'absorption du toxique avait peut-être sinon créé, du moins su rendre plus aigu. »

A l'ombre des jeunes filles en fleur (première partie)
...

Revisité v
apinpelusafac. canalblog.com
Hypocondriaque et vivant - «Apologies inutiles et... »

Découvert récemment v
agitation permanente
La conscience éthique d'un comportement cynique dans un milieu vain.

D'une activité de groupe vibrante et ordonnée  v
lentrelacs
Ludique, éthique (décidément), élégant, à vocation intelligibilisante. Avec une programmation des accès qui facilite l'appréhension de l'ensemble.


. .
(css)
(xhtml)
Dernière modif.
17 10 2011



Êtes-vous amoureux comme vous éternuez ?


A la question posée le mois dernier, je laisse Pascal commencer à répondre.

« L'éternuement absorbe toutes les fonctions de l'âme... » Pascal - pensée 160.[159]

C'est aussi le cas de la passion amoureuse - sur une durée plus longue et heureusement un peu moins intense.

Mais la question n'était pas très bien posée. J'aurais dû préciser état amoureux ou passion amoureuse (au lieu de simplement parler de l'amour, ce qui est un peu vague), et élargir la question des points communs aux différences.

Je propose une différence. Détente voluptueuse et réjouissante : c'est toujours le cas de l'éternuement, mais pas toujours de l'état amoureux.

Un autre domaine de comparaison : le contrôle. Quel est le pouvoir qui nous est laissé de déclancher ou d'inhiber le processus - de permettre au phénomène de passer de sa virtualité à son accomplissement ou de le refuser et de le bloquer ?

Relevés du quotidien

Rue de la Verrerie Paris 4ème  

Graffiti rouge au pochoir :

TOUCHE MOI PAS