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La poésie sans étiquette
Extraits
Êtes-vous amoureux comme vous éternuez ?
Graffiti
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(Image Nicole GUIDI)
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Intox, contre-intox
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1 la pesanteur, 2 la grâce... Litanie de fin d'été
D'où Appeler ? Nourrir l'Insolence Et Lisser le Lien de l'Etreinte
«Avoir l'apprenti dans le soleil»
La poésie sans étiquette
Contenant
Dans mon petit corbillon qu'y voit-on ?
Suggestions du corbillon

Au lieu de travailler, je suis chez Maupetit, en haut de la Canebière, - point le plus proche où acheter une carte postale pour les 11 ans de ma fille. J'ai déclaré le chantier fermé pour cause d'intempérie intérieure. Rayon poésie. Celle des éditeurs me poétise rarement. Comme si des auteurs ambitieux cherchaient à tout prix à publier du superflu. Recherche de notoriété par obligation statutaire. Choix du statut par programmation pré-embryonnaire. Non choix. Choix de rien.
La poésie
sans
étiquette
Conformité inconforme bloquée à mi-chemin. Vraie poésie d'origine incertaine : deux blogs pour moi jumeaux (extraits à suivre...). Je n'en lis qu'un par jour pour ne pas les confondre. Tenté d'aller me promener, obtempérant, je suis chez Maupetit en train de feuilleter des livres bavards. Par les radis de midi mon ventre est irrité. Je m'interroge sur le sens exact des messages en provenance de Notre Dame des Escargots. Je suis instable et ces messages m'adoucissent en même temps qu'ils m'échauffent (extraits à suivre...?). Ils sont suprêmement mignons en même temps qu'excitants. Aujourd'hui, mon organisme saturé de radis a le chic pour acidifer toute information. Mes centres de perception sont dilatés et j'assimile les choses de manière imprécise.
mardi 1er avril 2008


Je trouve dans Proust une mention de l'alimentation du corps quand elle se conjugue aux tendances affectives. Dans mon texticule, il s'agit de radis, dans A l'ombre des jeunes filles en fleur - première partie, où est exposée l'expérience que constitue pour le narrateur la fin difficile de sa relation avec Gilberte Swann -, il est question de caféine. Médicament pour je ne sais quel trouble - la neurasthénie ? -, la caféine accentue une tension d'origine amoureuse - amour frustré aux prises avec un espoir déraisonnable et à une conduite qui ne fait qu'empirer la situation.
fils nécessaires - d'où les méandres
(L'espoir est pire que le désespoir, car celui-ci permet la résignation, celle-ci étant la condition pour un nouveau départ sur un terrain nouveau) La mention de l'excitant alimentaire qui ajoute au tourment affectif est relativement courte (dix-neuf lignes tout de même), mais elle fait partie d'un ensemble qui contribue à replacer l'histoire (transposée mais largement documentaire) dans la richesse de la vie. La prose de Proust (extrait...) suit avec rigueur et sans inhibition les fils nécessaires - d'où les méandres par lesquels il évolue, d'où l'introduction d'éléments impossibles à inventer et qui s'imposent à son récit.
mercredi 2 avril 2008





extraits :



«A cause de la violence de mes battements de cœur on me fit diminuer la caféine, ils cessèrent. (...)l'amélioration physique que la diminution de la caféine amena presque immédiatement chez moi n'arrêta pas l'évolution du chagrin que l'absorption du toxique avait peut-être sinon créé, du moins su rendre plus aigu.»

A l'ombre des jeunes filles en fleur (première partie)
...

Revisité v
apinpelusafac.canalblog.com
Hypocondriaque et vivant - «Apologies inutiles et... »

Découvert récemment v
agitation permanente
La conscience éthique d'un comportement cynique dans un milieu vain.

D'une activité de groupe vibrante et ordonnée v
lentrelacs
Ludique, éthique (décidément), élégant, à vocation intelligibilisante. Avec une programmation des accès qui facilite l'appréhension de l'ensemble.


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Dernière modif.
22 05 2008


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Êtes-vous amoureux comme vous éternuez ?


A la question posée le mois dernier, je laisse Pascal commencer à répondre.

«L'éternuement absorbe toutes les fonctions de l'âme (...)» Pascal - pensée 160.[159]

C'est aussi le cas de la passion amoureuse - sur une durée plus longue et heureusement un peu moins intense.
Mais la question n'était pas très bien posée. J'aurais dû préciser état amoureux ou passion amoureuse (au lieu de simplement parler de l'amour, ce qui est un peu vague), et élargir la question des points communs aux différences.
Je propose une différence. Détente voluptueuse et réjouissante : c'est toujours le cas de l'éternuement, mais pas toujours de l'état amoureux.
Un autre domaine de comparaison : la question du contrôle. Quel est le pouvoir qui nous est laissé de déclancher ou d'inhiber le processus - de permettre au phénomène de passer de sa virtualité à son accomplissement ou de le refuser et de le bloquer ?

Rue de la Verrerie Paris 4ème


Graffiti rouge au pochoir :

TOUCHE MOI PAS