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![]() Relevés du quotidien Si peu
Mélange athmosphérique Bris Relevé Café de la Banque, 17h30 Métro Réformé Bar Le Phénix Graffitis Graffiti Un petit Critique du paysage Sur la raréfaction des espaces intermédiaires
A suivre... Marseille capital Intox, contre-intox Intox, contre-intox Hors-sujet (Le bon, le beau, les maux, les mots) Occasionnelle levée...
Bonus 4 maximes républicaines Bazar des vanités Un aphorisme Rien pour l'instant Hors-sujet (Politique) Hors-sujet (Livres) Alteregoscopie Egoscopie Docteur F.
Vu l'usage des écrits de Duchamp... Aphorismes La boule au flanc du plateau - Marcel Duchamp De l'euphorie caféinée 1 la pesanteur, 2 la grâce... Litanie de fin d'été Donne Avant la Nuit Imprévue, mon Etoile, Lune, Loulou Epique «Avoir l'apprenti dans le soleil» La poésie sans étiquette Contenant |
Métro Réformés
13001 Marseille
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«POUR UNE FRANCE PROPRIETAIRE»
A Bonneveine, au Merlan..., partout..., le promoteur Kaufman Broad fait la promotion de Sarkozy. Ou alors c'est l'inverse. |
Cet automne,
avant les avocats, les cheminots, les étudiants..., les internes s'opposent aux réformes du gouvernement.
Marseille,
Hôpital de la Conception.
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Hôpital de la Timone.
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| « REFORME DE L'ASSURANCE
MALADIE PROPOSEE PAR LE GOUVERNEMENT :
Modulation du conventionnement en fonction de la densité médicale. Conséquence : Très forte augmentation du nombre de médecins en secteur 3, pour lequels la Sécurité sociale n'effectue aucun remboursement ! Développement d'assurances et mutuelles privées à la place de la Sécurité sociale : les plus riches seront les mieux soignés !!» http://medecinsengreve.unblog.fr |
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«QUESQUISTRAM ?» (ci-dessus - affiche collée boulevard Lonchamp, boulevard National..., lors de l'inauguration du nouveau tramway) Fiction d'un atterrement général qui vaudrait mieux et serait plus justifié que la satisfaction lénifiante de la municipalité. |
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Marseille capitale de quoi ? Images de contentement creuses et passe-partout. |


L'admiration parasite. Etre animé par ce sentiment : problème.
Le produire sciemment chez autrui : autre problème.
Qui le produit involontairement n'est pas quitte pour autant s'il n'a pas tout fait
pour prévenir qu'on fasse de lui un tel usage.
«Il est plus humiliant d'être suivi que
suivant !»
Jacques BREL
Mieux vaut se rendre insupportable que passible d'admiration.
Si l'humanité est consubstantiellement sujette à l'admiration, alors est
est définitivement flanquée de disgrâce. Mais les disgrâces humaines ne sont
qu'historiques.
Prophylaxie libertaire. Vaccin
contre l'admiration. Fabrique d'anticorps républicains.
Pour la conquête de l'espace humain.
Sans Dieu, ni maître, ni idole. Et quand le ménage est fait il reste encore du travail.
Débusquer dieux et maîtres cachés dans l'angle
aveugle.
Obéissance intériorisée devient admiration à l'égard du tyran.
Soumission acceptée devient désir d'obéissance.
Adoration : acceptation pour soi-même d'un
statut de
second plan.
Renoncement à un accomplissement personnel et collectif.
Compétition où le gagnant l'est doublement,
par le prestige qui accompagne sa victoire.
Vigueur des sentiments d'admiration : norme des sociétés
inégalitaires
cimentées
par l'autorité.
Précaution : Toute autorité éducative n'est pas à rejeter, admise comme une contradiction transitoire.
Question : n'y a-t-il pas un bon usage des héros ?
Le héros n'est pas forcément admiré avant tout, les sentiments à son
égard peuvent être la sympathie, la tendresse...
Héros
n'est pas forcément le
terme qui convient.
Le français ne dispose pas de terme proche mais décanté des
notions encombrantes
véhiculées par ce mot. Difficulté d'une
langue à s'inscrire dans une maturité. Carence de
modernité, si celle-ci implique désacralisation,
laïcisation, esprit critique,
scepticisme à l'égard des idoles.
Cependant,
modèles : accroches
d'identification, invitation à faire des choses
fortes, enrichissement de la vie par la dimension imaginaire. Dialectique entre
l'imitation
et la construction de soi. Sans oublier l'aspect sécurisant que peuvent avoir certaines
tutelles et compagnies imaginaires lors de périodes de fragilité.
Acceptable et
utile dans l'enfance.
Mais le passage à l'âge
adulte implique une réduction des totems.
Réduire les modèles, sans pour autant se détourner
des contes et des histoires (Les contes sont souvent démystifiants. Alice au pays des
Merveilles traite de questions politiques : la tyrannie, l'arbitraire oppressant et
l'arbitraire libérateur, c'est à dire la légitimité de choix choquants pour l'habitude
mais parfaitement praticables - devant de nombreux dilemmes, Alice, ne pouvant se fier qu'à
son libre arbitre, perd sa naïveté culturelle...).
Démystifier les perfections incarnées, connaître
les personnages aimés dans leur imperfection, admettre leurs aspects moins aimables.
Travail du
désenchantement.
Jésus mort sur la croix est une idole singulière. Anti héros. Le destin terrestre du Christ tend à l'honneur du déshonneur. La divinisation d'un humilié défie les ressorts traditionnels du culte et de l'admiration.
Ego-scopie, alter-ego-scopie, regard sur les rapports inter-individuels.
Dans la problématique amoureuse
l'admiration est souvent présente :
Je t'aime pour faire de toi un emblème de ma vanité (de l'admiration que je
veux susciter - c'est rarement exclusivement cela, mais cela en fait souvent partie, et
c'est parfois essentiel)...
Dans l'appréciation sur les qualités des personnes idem :
Je ne dis
pas qu'un propos est juste ou intelligent mais qu'il est brillant...
Privilège
du paraître, de l'effet chic, de la séduction, sur le contenu, le fond, l'être.
Bazar des vanités, exit l'authenticité.
Avantage du sophisme sur la vérité, de Protagoras sur Socrate.
Résistance de Socrate.
Résistance de Pascal :
« Eloquence - Il faut de l'agréable et
du réel ; mais il faut que cet agréable soit lui-même pris du vrai. »
Du même :
« ... et il y a bien des villages où on la prendrait
pour la reine ; et c'est pourquoi nous appelons les sonnets faits sur
ce modèle-là les reines de village. »
Problématique que la psychanalyse nomme
phallique. Phallus :
emblème narcissique que les petites personnes, que quelque part nous sommes tous, désirent
avoir
ou être.
Contenir le moteur phallique, le réduire, s'en moquer, est un enjeu de l'autonomie.
Mais la pulsion destituante, ne peut-elle, par excès unilatéral,
manifester une destructivité castratrice (exprimée par Nietzsche - où, dans quel
texte ? - par le terme
ressentiment) ? La voici cette pulsion, prisonnière (esclave) du (hantée par le)
Phallus qu'elle
veut déboulonner. Elle voit
des Phallus partout,
confondant souvent dans son
iconoclasme les figures humanisantes de la Loi et
celles oppressantes du Phallus.
Cette précaution prise, je continue sur le thème du jour : la critique
de l'ébloui.
L'aliénation au Phallus va avec la dialectique de la domination, celle du Maître et de
l'Esclave, du fascinant content de l'être et anxieux de risquer de cesser de l'être,
et du fasciné. Tout autant aliénés l'un que l'autre.
Le premier est anxieux de perdre ses
attributs. Il est conscient qu'ils ne sont que des substituts acquis au magasin des
accessoires afin de masquer un
manque plus
profond.
Le second se résoud à l'insatisfaction, compensée
par la sécurité d'être
annexé,
ce qui donne au moins un statut,
par les miettes d'éclats du dominant qui
rejaillisent sur
lui (sur elle),
par l'identification au dominant,
par la dispense pour cette
vie d'avoir à la vivre,
ce qui fait un souci en moins.
Politique à échelle minuscule et à grande échelle.
L'esprit de
fronde, l'ironie, l'esprit critique, la candeur, l'indifférence,
veillent sur les droits et les devoirs des
personnes comme sujets (en exercice, en devenir ou en échec) dans un cadre républicain
(=souverain) (accompli, inachevé
ou mis à mal).
La lutte de la hauteur de vue (et de la paix intérieure qui l'accompagne) face
à la petitesse du
Maître et de l'Esclave
a cours dans
des champs (de bataille)
de natures et de volumes divers :
dans mon champ intérieur, car nous sommes plusieurs
là-dedans,
chaque fois que deux personnes, lors d'un face à face, se préoccupent ou se
foutent de l'image qu'elles donnent
d'elles-mêmes,
à l'échelle d'une ville et dans l'architecture,
au sein d'un groupe d'enfants,
d'un pays,
d'une
institution,
des rapports entre états et entre tribus,
dans la culture et ses actes
infiniment nombreux et dont les plus fréquents
ne sont hélas que dévotions de singes savants, mais dont une partie
produisent heureusement une
expansion subversive,
une revanche poétique, humoritique, cognitive, énergétique (et parfois
une qualité
de silence).
Préoccupation ou indifférence par rapport à l'image
de soi. Cette oscillation se joue
au sein même de cette phrase, et il est possible qu'elle se jouera aussi
(de manière ténue, complexe et sophistiquée) la prochaine fois que
je vous rappellerai ma présence, et la prochaine fois que vous vous manifesterez
à moi.
L'idéal serait le dépérissement de ce
champ de tension.
Voulant éprouver ma réflexion, j'ai demandé à Aude ce
qu'elle en
pensait.
Admiration, fascination, idolâtrie.
Elle situe ces mots dans un même registre.
A part l'idolâtrie, elle accepte ces sentiments sous certaines formes - comme pointes
passagères. Mais cet ensemble est pour elle négatif.
Aude
ajoute à ma liste le terme vénération
(adoration aurait
aussi sa place).
Elle
me rappelle qu'on peut
admirer une chose, un paysage,
une œuvre.
Ce sens du mot admiration diffère de celui qui m'avait retenu.
Mais il existe entre les deux
une parenté. Parenté entre la morale
(admirer une personne, un comportement) et l'esthétique
(admirer la beauté et l'expressivité d'une œuvre ou d'une chose).
Morale et esthétique ont en commun la notion de valeur.
Les deux types d'admirations (par rapport à des personnes/personnages et par rapport à
des œuvres/paysages/choses) placent leurs objets magnifiques dans
une altérité supérieure et divine. Le Grand Spectacle.
Le Grand Spectacle de la Nature est une formule consacrée.
Drôle d'approche.
En m'intéresssant à cette approche, même si c'est pour l'analyser et tenter de la
réduire - car
elle nous réduit -, j'avoue qu'elle ne m'est pas
étrangère. Ce combat est aussi
contre moi-même (nous sommes plusieurs là-dedans).
Je me suis même surpris hier à dire que
j'admirais quelqu'un !
Je m'amuse parfois à désigner ce quelqu'un comme mon
héros du
quotidien. Ce qui est un oxymore, les héros se plaçant par définition hors de
l'ordinaire et du quotidien.
Mais ce que j'apprécie chez lui c'est
sa vraie modestie - la modestie de sa mise, l'efficacité de son action, sa justesse morale
et
son aspect anti-spectaculaire.
L'approche magnifiante (admirative, vénérante, idolâtre), est rapetissante.
Hors de l'hystérie subjuguée, une autre approche permet
à celui qui contemple des grandeurs et des forces de grandir et de se renforcer.
Ne pas renier la
grandeur mais en avoir un concept débarrassé des scories
anti-démocratiques
tout en conservant les notions de qualité, de beauté et d'amplitude.