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Mélange athmosphérique
Autres nous
Bush-Sarkozy-Gaudin, triste cohorte...
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Nicole GUIDI. encre et aquarelle

(Quelques fragiles)
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Mélange athmosphérique
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Intox, contre-intox
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«Avoir l'apprenti dans le soleil»
La poésie sans étiquette
Contenant
Dans mon petit corbillon qu'y voit-on ?
Suggestions du corbillon

Mélange athmosphérique


Le 22 mars 2007, 18h. Limite sud de la cité Bellevue,
rue Félix Pyat - rue Edouard Crémieux 13003 Marseille.

Environ 1200 sacs plastiques en lambeaux
accrochés aux branches exangues de jeunes micoucouliers
signalent par leur scintillement et leur agitation
les effets d'un soleil sans voile et d'un mistral soutenu.



Pour d'autres instantanés saisis dans la ville : Journal intime collectif.


Mars


Bientôt une page sur quelques aspects d'un territoire aimé et déploré, infimement choisi, infiniment subi.
Voilà l'intention évoquée. Pour en avoir la teneur il faudra passer à avril mai . Le sujet m'intéresse autant que j'ai du mal à m'y mettre.

Flyer. Djé au Courant d'air Marseille
relevé par Aude


Autres nous

le 2 avril 2007

Plutôt un nous qui se compose, vaste et subreptrice, qu'une identification proclamatoire, abstraite et manigancée par les appareils dominants et les termites bien pensants.
Plutôt un nous qui apparaît avant d'être nommé qu'un étendard qui ne reflète rien de réel, sécuritaire et irresponsabilisant.

Un certain nous, incertain nous, indubitable nous, se dessine à l'occasion des trois dernières échéances électorales françaises.
Un nous dans lequel je me reconnais sans que son contour ne soit isolé par le zoom d'un étiquetage.

Ça se passe dans le champs français, combinaison d'agglomérats hostiles, où l'un ne s'affirme semblable à certains que parcequ'il se trouve en opposition avec d'autres. Le Français c'est l'auteur d'un choix-avanie aux yeux du Français, l'image amputée d'une vision, ou la vision d'une image amputée.
Ma vision fine voit celui d'en face comme un relatif primitif. Ce rustre est par définition incapable de me concevoir tel que je suis, de se figurer mes raisons, car autrement il les adopterait.
Chacun se prononce sur la supposée méprise d'un autre. Mais une chose est sûre : la France est irréductible à un concept naturel et consanguin.


Tensions électorales

Au deuxième tour de la présidentielle de 2002, lors du référendum sur la constitution de l'U.E., et maintenant pendant l'actuelle campagne présidentielle, un nous relie pour un temps ceux qui, dans la gravité de l'heure, se positionnent dans une affectivité commune et une raison commune.

2002, face à Le Pen : un nous se détermine dans la crainte, en posture défensive, dans la complexité.

Il s'agit de voter, pas pour une image approchée de ses convictions, mais pour un Chiracholéra, afin de réduire au maximum les chances que la peste brune fasse un stage aux commandes de l'Etat, et sans déléguer aux électeurs de droite la mission de contrer la Bête.

En plus de ces arguments suffisants en eux-mêmes, existait aussi l'attrait d'un oxymore électoral : donner à Chirac un score ridiculement haut.

2005, au moment du référendum européen : un nous s'affirme dans l'espoir, en posture offensive, dans la complexité.

Position offensive, car argumenter la résistance anti-dérégulationniste à ce niveau d'audience et dans ces circonstances a constitué une percée troublante dans le concert de ceux qui avaient bétonné leur identité de vainqueurs, surpris, méprisants mais néanmoins battus dans cet épisode, se démenant pour nier la réalité de leur mise en échec, incapables pour la plupart d'ajouter une dose de modestie dans leur cocktail de porte-voix dominants.
Complexité, car porter un non à partir de la gauche ce n'est pas être contre l'U.E., ce n'est pas se situer dans un repli national, et ça va souvent de pair avec une fibre européenne que nombreux, parmi ceux qui ont voté oui, n'ont pas. Complexité encore, car opposé dans ses raisons avec le non de droite, le non anti-libéral se confond numériquement avec lui. Complexes, les motifs de ce vote doivent faire de la résistance face au simplisme que cultivent les grosses machines.

2007, face à la menace que représente actuellement Sarkozy, un nous réapparaît, dans la crainte, en position défensive, dans une relative simplicité.

Dans une simplicité incomplète puisque, comme bien d'autres, je ne voterai pas pour mes convictions, mais sans doute pour Royal dès le premier tour. Je vote pour elle dès le premier tour car la dynamique pour le second sera meilleure si elle arrive en tête au premier.

affiche Marie-Georges Buffet
Il existe des candidats plus proches de mes croyances mais la sagesse d'une alliance militante a été mise en échec par un esprit de boutique (intérêts de parti, identité de groupuscule), là où un front - deux ans après le référendum européen - aurait dû s'imposer. Il me paraît désormais inutile de chercher la subtilité (je ne voterai pas Besancenot pour traumatiser le PC, dans une perspective de recomposition à la gauche du PS ; ni Bové parce que celui-ci, bien que paraissant moins frais que le précédent, représenterait une option de renouveau plus grande). Je ne chercherai pas avec une seule cartouche à tuer deux ou trois palombes. Un objectif éclipse tous les autres : celui d'accumuler tous les éléments pour empêcher la victoire de la dégradation maximum représentée par Sarkozy. Je simplifie mes motifs de voter à un seul : le barrage contre Sark'ugly. Je voterais Bayrou si je pensais qu'il était le mieux placé pour servir à cet objectif.

A côté d'un inconvénient majeur, la multiplication des candidatures anti-libérales comporte un avantage : elle s'accompagne d'une augmentation correspondante du temps d'antenne pour des voix qui peuvent, pendant un mois, faire entendre sur les grands canaux audiovisuels des arguments opposés au mainstream politico-économique.

Pour être exhaustif (sans être bourratif) : l'éventualité d'une élimination de Royal par Le Pen est-elle à prendre en compte ? a) Je n'y crois pas ; b) Cela informe tout de même la réflexion. c) Je n'y crois pas, mais comment en être certain ? Donc : ce serait un motif supplémentaire de voter Royal dès le premier tour, s'il y avait besoin d'ajouter quelque chose à des raisons qui me paraissent déjà suffisantes.


Régressions

Si une régression, dont il faudrait qualifier les figures, marque le discours dominant - dans les litanies qui s'imposent dans la plupart des médias, dans la phraséologie des candidats majoritaires, dans l'émergence de personnalités qui rabaissent encore le niveau politique (notamment Nicolas Hulot) -, rien ne prouve que ces glissements influent profondément sur le centre de gravité idéologique de la société.
Le résultat du référendum de 2002 a montré les limites de l'emprise du concert médiatique sur les citoyens. Une régression de la vision serait d'assimiler une régression au sein des grosses turbines à une dérive générale de la société. On dirait même qu'à l'occasion des deux campagnes récentes, une partie de celle-ci est plutôt travaillée par une politisation de bon augure.

Des indices de cette tendance pourraient être dans la vague d'inscriptions sur les listes électorales : le nombre des inscrits a augmenté de 4,2% entre mars 2006 et mars 2007 (de 6,7% entre 2002 et 2007) - la région parisienne représentant 26% des nouveaux inscrits pour 15% du total des inscrits.


Mon nous surfe sur le Gulf Stream

A la réélection de Bush j'ai éprouvé de la compatissance à l'égard des Américains de bonne volonté, j'imaginais combien déprimés il devaient être. Une identification, un nous se formait dans mon esprit dans une identification fugace avec eux. L'objet de cette pensée (les Américains éclairés) était un peu futile par rapport aux véritables victimes des crimes nationaux et internationaux produits par un débile hyper-puissant.
Mais si Sarkozy est élu y aura-t-il dans un autre pays une âme compatissante pour s'identifier à notre accablement et solliciter, par ce linéament miséricordieux, une identité transfrontalière, un nous transcontinental ?


Bush-Sarkozy-Gaudin

Si je redoute la victoire électorale du chef de l'UMP, c'est aussi qu'elle peut encourager la réélection de la droite à Marseille aux prochaines municipales. Flyer. Concert à la Machine à coudre Marseille Bush-Sarkozy-Gaudin, triste cohorte dans le monde tel qu'il me touche et tel que je le vois... Amicale de semeurs de souffrance et de gachis. Mais - confession personnelle - ce qui constitue ma préocupation première c'est le maintien ou le départ de cette clique qui reigne depuis dix ans sur la ville où j'essaie de vivre et que je constate abîmée par un entravement de ses dynamiques spontanées, une gestion urbaine incompétente et brutale, le reversement du bien public dans la sphère du profit privé, le mépris, le mensonge promotionnel. En ce moment, La Coupe de l'America commence à Valence. La municipalité de Marseille avait postulé pour accueillir cette compétition de voile mais avait été éliminée. Puisse cette défaite de Gaudin en préfigurer d'autres ! En particulier : l'échec sociologique de ses projets immobiliers sur la rue de la République (vendue à 30% à un fond d'investissement originaire du Texas), et son échec électoral, en 2008.

Difficile de prévoir que dix mois après sa victoire l'impopularité de Sarkozy serait telle qu'elle constituerait un handicap pour les listes de droite aux municipales.
 (Avril 2008)
A Marseille, le PS gagnerait une nouvelle mairie de secteur, mais il fallait en gagner une de plus pour emporter la ville.
La baisse de la droite à Marseille ne peut cependant se résumer à un effet Sarkozy négatif. C'est aussi le signe que la politique noyée sous les fanfaronnades a un pouvoir de tromperie important mais qui a ses limites.
Vu la débauche de réalisations à effet, si la poudre aux yeux avait tous les pouvoirs, la clique municipale sortante aurait été plébicitée par un électorat ébaubi, élargi, médusé, enthousiaste.
Exemples d'équipements et projets totalement ou largement déterminés par le paraître : tramway, vélos en libre service, la rue de la République soit-disant transfigurée, construction de tours à la Joliette, le projet de multiplexe Luc Besson, candidatures à des adoubements factices tels que Coupe de l'America 2007 (tentative soldée par un échec) ou Capitale européenne de la culture 2013... Chaque article est conditionné pour le battage médiatique, coupé des dynamiques sociales, des logiques fonctionnelles et des priorités humaines.
Sarkozy au plan national comme Gaudin-Muselier au plan local en font l'expérience : la naïveté des électeurs est immense mais pas infinie, les fictions médiatiques s'épuisent, le réel a la vie dure.
Tel est dupe qui croyait duper ?


Présentations des sociétés Lone Star et Marseille République sur leurs sites internet :

      " Investments made by Lone Star generally fall into one of five categories :

Asset Acquisition
Acquiring secured and corporate unsecured debt instruments and real estate assets with a short- to medium-term hold strategy.

Corporate Acquisition
Acquiring a controlling interest in an operating company, generally in the financial or real estate sector, for operational turnaround in a longer-term hold strategy.

Refinancing / Recapitalization
Providing short- to medium-term mezzanine debt or preferred equity financing to recapitalize a real estate operating company or real estate assets.

Company Sponsorship
Providing capital to companies in a bankruptcy or similar legal proceeding to allow the company to recapitalize, emerge from the legal proceeding and turnaround its operations. Development Providing debt or equity financing for real estate development or major rehabilitation of existing assets in various property types."

     " Lone Star has affiliate offices in London, Tokyo, Seoul, Taipei, Dallas, Dublin, Brussels, Luxembourg, and Frankfurt. Its general partner is a Bermuda-based entity headquartered in Hamilton."

    " Le fonds d'investissement Lone Star a racheté le 30 juillet 2004 la société P2C, détentrice d'un important patrimoine immobilier dans le quartier de la Rue de la République à Marseille. La société a pris le nom de Marseille République."

www.lonestarfunds.com
www.marseille-republique.com

A suivre...

Logo Lone Star
Logo Marseille République
Cliquez pour refermer.



Marseille capital

Requalification, réhabilitation. Sous ces slogans, le quartier Belsunce et la rue de la République constituaient des priorités pour la municipalité Gaudin au cours des deux dernières mandatures (...)








http://www.nicoleguidi.com

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