Communiqués de l'association
Un centre ville pour tous
1a
«MARSEILLE REPUBLIQUE DEMANDE L'EXPULSION
D'UNE DAME DE 100 ANS ET 6 MOIS -
ONT-ILS PERDU LA RAISON ?
Marseille République assigne trois de ses locataires à jour de leurs loyers pour expulsion
de leur logement. L'audience est prévue le lundi 26 mai 2008 à 14 heures au Tribunal
d'Instance
de Marseille.
Deux autres personnes sont assignées, il s'agit de locataires installés dans le
quartier
depuis des dizaines d'années.
Sont donc menacés :
- cette dame centenaire, demeurant rue du Chevalier Roze,
- une autre, mère de trois enfants, habitant rue de l'Evéché où les travaux de rénovation
n'ont pas nécessité le départ des autres locataires,
- un homme âgé et malade, locataire depuis longtemps au Boulevard des Dames, dans lequel
le bailleur vient de signer un bail pour un nouveau locataire !
UN CENTRE-VILLE POUR TOUS ET DES HABITANTS DU SECTEUR REPUBLIQUE LANCENT UN APPEL :
ADHERENTS, SYMPATHISANTS, HABITANTS ET COMMERÇANTS
DU SECTEUR REPUBLIQUE
VENEZ TOUS, PAR SOLIDARITE, SOUTENIR LES ASSIGNES MENACES D'EXPULSION !
RENDEZ-VOUS LE LUNDI 26 MAI 2008, A 14 HEURES
TRIBUNAL D'INSTANCE DE MARSEILLE
SQUARE PIERRE MICHEL, SALLE N°1
La machine à expulsion, sous couvert d'une vaste opération de rénovation, s'emballe-t-elle
au détriment de toute considération humaine ?
Pense-t-on pouvoir encore, sous le motif de la réhabilitation du quartier, cacher la réalité
de cette vaste opération de spéculation immobilière ?
le 23/05/2008
»
1b
« Le tribunal d'instance renvoie au 3 septembre 2008 l'examen de la demande
d'expulsion de 3 locataires par Marseille République (ATEMI).
Marseille République, (groupe financier ATEMI depuis peu) avait, dès samedi 24 mai
(voir La Provence du même jour), promis de tout faire pour reporter
l'audience fixée au 26 mai.
« C'est une aberration de notre
service juridique » s'était défendu le porte parole de la société
immobilière répondant à une question de la journaliste.
»
NOUVELLE audience du Tribunal d'Instance -
RENDEZ-VOUS place Pierre Michel-13006 Marseille
le
3 septembre 2008 à
partir de 14 heures...
Les adhérents et sympathisants de l'association "un centre ville pour tous" sont invités à
soutenir trois locataires
de Marseille République dont les congés font l'objet de recours devant le Tribunal.
Complément d'août 2008
DERNIERE MINUTE : les affaires d'expulsion qui devaient passer au tribunal
ce mercredi 3 septembre 2008 sont reportées à une séance ultérieure...
Quand
les gens
contre attaquent, et gagnent
Information Le Rouet à coeur ouvert
2
« Les chibanis obtiennent gain de
cause
La justice ne leur redonne pas un logement, « mais moralement, c'est déjà énorme ».
La cour d'appel d'Aix a condamné la semaine dernière la société d'économie
mixte Marseille Aménagement à 175000 euros de dommages et intérêts pour n'avoir pas relogé
vingt-cinq retraités maghrébins d'un immeuble qu'elle réhabilitait dans le quartier du Rouet
(8e arrondissement).
« C'est une décision de principe, qui pourrait être appliquée dans des dossiers similaires à Belsunce », souligne Michel Pirrottina, de l'association Rouet à coeur ouvert, qui a rendu le jugement public hier.
Dans le cadre de la zone d'aménagement concertée (ZAC) de ce quartier,
Marseille Aménagement avait exproprié en 2004 un ancien hôtel meublé, au 24, rue Jean Alcazar.
La propriétaire avait obtenu une indemnité de 350 000 euros pour son immeuble, mais ne l'avait pas totalement fait vider de ses occupants. Marseille Aménagement a pris le relais en justice et obtenu l'expulsion avec recours à la police en octobre 2006.
« En se substituant au propriétaire, la ville de Marseille et Marseille Aménagement
étaient tenues d'assurer le relogement des occupants de l'immeuble exproprié », a tranché la
cour le 21 mai 2008.
Elle a condamné la société à verser 7000 euros de dommages et intérêts à chaque expulsé.
»
le 5 juillet 2007 - "NOUVELLE SPECULATION RUE DE LA REPUBLIQUE -
Dans un document confidentiel
le fond d'investissement Lone Star
met en vente 505 logements et 193 commerces" (En un lot, de manière anticipée
sur les échéances publiquement annoncées)
le 31 juillet 2007 - "CES QUARTIERS OUBLIES PAR LES BUS ET LE TRAM -
Le tandem bus-tram
laisse en rade des milliers d'usagers."
Ces unes plutôt critiques à
l'égard de la municipalité pourrait
laisser croire aux
non-marseillais que La Provence est un journal frondeur.
Ce n'est pas le cas, mais il arrive que...
«Le numéro 23 a été entièrement vidé de
ses occupants. Et ceux du 4 et du 14-16 ont reçu leur lettre de congès pour vente.
»
le 15 juillet 2007 - Spéculation rue Thubaneau
"RUE THUBANEAU PAR PROFITS ET
PERTES - Ne bénificiant plus d'avantages fiscaux,
les propriétaires sont tentés de revendre leurs immeubles plus cher... et sans locataires. "
"Au moins trois immeubles de la rue Thubaneau sont actuellement
concernés par des
projets de vente. Pour le moment sans succès. Le numéro 23 a été entièrement vidé de
ses occupants. Et ceux du 4 et du 14-16 ont reçu leur lettre de congès pour vente."
Requalification, réhabilitation. Sous ces slogans, le quartier
Belsunce et la rue de la
République constituaient des priorités pour la municipalité Gaudin au cours des deux dernières
mandatures.
C'était aussi le cas pour les municipalités précédentes,
puisque la réhabilitation de
Belsunce a débuté il y a vingt ans.
Le quartier Capucins-Noailles faisait aussi partie des objectifs mais a été quelque peu
oublié en route.
Voici quelques repères sur les opérations récentes et
leurs aléas.
PRI. Périmètre de Restauration Immobilière. Cadre juridique
contraignant, obligeant les
propiétaires à réaliser d'importants travaux
sous peine d'expropriation.
Acquisition par la ville d'un important domaine foncier
fortement dégradé. Mission donnée à la régie
Marseille Aménagement d'opérer les travaux
ou de revendre.
AFUL. Associations foncières urbaines libres. Ce moyen juridique
sert ici à des montages
financiers effectués par
des banques sous forme de portefeuilles vendus à des spéculateurs qui deviennent
propriétaires
d'un patrimoine immobilier comme des actionnaires le sont d'une société. Leurs gains proviennent
des loyers, des exonérations fiscales, des plus values lors des reventes.
Morceaux de villes
transformées en produits financiers.
Acquisition de tronçons de rues (Thubaneau, dans le secteur PRI Belsunce) par des investisseurs
sans compétence dans la gestion de logements.
Les propriétaires en titre n'ont aucun lien concret avec l'objet concret :
immeubles remplissant une fonction de logement pour des locataires réels.
C'est l'opérateur Marseille Habitat qui fait fonction de
gestionnaire sur le terrain (régie immobiliaire).
Le numéro 23
toujours vide
« Grâce aux efforts de la municipalité, Marseille retrouve de sa
superbe. » Le Figaro 15 octobre 2007
NPAI -
Il n'y
a plus personne
à l'adresse indiquée.
Confirmation de l'info
de
20 minutes du 25 juillet 2007 (article F.
Legrand).
Photos
décembre 2007 : Le 23 rue Thubaneau
était toujours vide. Derrière les volets,
ce sont
des appartements récemment rénovés, occupés ensuite par une ou
deux vagues de locataires... ...
En mai 2008, une nouvelle promenade dans
le secteur montre que l'immeuble n'est toujours pas restitué à sa vocation logement. L'efficacité sur le plan
des profits
privés va de pair avec un échec social, prémice probable d'une faillite urbaine à
grande échelle.
L'intervention d'agents publics
(Marseille Aménagement) est au service d'une logique libérale. Les dispositifs
juridiques - tous
favorables aux jeux du
capital - produisent à divers moments de la manœuvre
la séquence du délogement.
Il ne s'agit pas
de mouvements résidentiels choisis mais d'évictions de locataires, avec plus ou moins de pression ou de
violence (congé pour vente).
On vide les immeubles soit au début du processus de réintégration du foncier
dans l'espace socio-économique normalisé (rue de la République et Le Rouet - voir
ci-contre)
soit à une étape
ultérieure (rue Thubaneau - où le processus a commencé plus tôt).
Sur la rue de la République et au Rouet, des habitants sont harcelés et
expulsés avant rénovation. Rue Thubaneau, les expulsions ont lieu
quelques années après la rénovation,
afin de permettre la revente au meilleur prix, une fois réalisées les
exemptions fiscales prévues par la loi Malraux (et après un délai de quelques années au cours desquelles
le propriétaire n'a pas le droit de revendre). Les spéculateurs
veulent gagner sur tous les tableaux.
A certains moments,
les habitants réels deviennent une gêne - même
s'ils sont des gens "normaux" dans des logements
"normaux" (comme c'était le cas rue Thubaneau, où de
nombreux
logements rénovés accueillaient une clientèle de type étudiants).
Car un immeuble, ou un appartement, se revend plus cher s'il est vide.
L'opérateur public qui
encadre la rénovation propose parfois des relogements à proximité. Ainsi, en 1996,
une habitante de la rue Thubaneau est relogée rue Tapis Vert ; en 2004, un couple
de la rue Bernard du Bois est relogé rue Francis de Pressensé... Mais il n'en va pas
toujours ainsi. Et c'est pour contrevenir à l'obligation de relogement
que Marseille Aménagement à été récemment condamné (voir ci-contre).
Si l'objectif est de
rénover, proposer aux locataires un déplacement avec relogement peut se concevoir
(le tout dans des conditions prenant en compte leurs moyens et leurs souhaits), si c'est pour faciliter
les plus values spéculatives, cela revient à réduire l'humain à un simple facteur
matériel, dans un processus dominé par l'intérêt privé.
Habitants réduits à des pions, c'est ce qui se passe lorsqu'une fois relogés dans des immeubles rénovés sous loi Malraux,
les locataires sont de nouveau délogés ou déplacés lors de la sortie de ces immeubles du
cadre défiscalisant. Ce dispositif est
irréprochable du point de vue des investisseurs et aberrant du point de vue des locataires.
Quoiqu'il
en soit,
le respect des garanties légales et la prise en compte de l'humain dans l'exécution des procédures
sont d'autant mieux garanties que les
associations sont présentes, soutiennent la résistance des habitants et influent sur le rapport de force.
La scène marseillaise révèle les vices d'une politique urbaine qui se fie
au capital opportuniste - celui qui s'investit aujourd'hui ici, et demain à l'autre
bout du monde - aveugle aux spécificités de la ville et de ses territoires, et dispensé de
toute éthique de responsabilité.
A terme, il s'agit de définir une autre politique urbaine, totalement différente dans ses
objectifs et ses moyens.
(Voir ci-dessous, petite étude de cas : La Marseillaise 04-10-2007)
La Marseillaise 04-10-2007 - Article : A. SCHALLER
«
La lettre arrive en décembre dernier : congé pour vente. Eric Martin doit quitter son
logement du 23, rue Thubaneau avant le 30 juin. Eric fait partie des « nouveaux habitants »
du quartier où il vit maintenant depuis 6 ans : « La rue était réhabilitée, c'était
l'occasion », explique ce père de famille qui finit par adopter le lieu et s'y investir.
Forcément, le congé le surprend. « Après le moment d'angoisse, j'envisage de racheter. Mais
l'agence me décourage, m'expliquant qu'une copropriété est une chose lourde à gérer...
Puis,
elle me réoriente vers un appartement de la rue du Baignoir. C'est plus cher, avec une
caution, mais tout est plus simple », se souvient le jeune homme.
Aujourd'hui, Eric Martin a le sentiment d'avoir été manipulé. 151 000 euros pour 94 m2,
soit 1 600 euros le m2, c'est un prix accessible qui est demandé pour l'appartement qu'il
occupait rue Thubaneau.
S'adressant au maire, Philippe San Marco insiste : « Après les subventions et
les
défiscalisations, les investisseurs s'en vont, s'étant constitué un patrimoine privé avec
des fonds publics. »
« Si cela s'avère vrai je préempterai car je ne saurais accepter ce principe », s'engage
Jean-Claude Gaudin dans la foulée.
« Préempter ? Chiche ! Mais c'est avant qu'il aurait fallu mettre des garde-fous, d'autant
que c'est un point sur lequel, en tant que militants, nous avions alerté la mairie »,
tempête Nourredine Abouakil d'un Centre Ville Pour Tous. Pour rénover le centre de
Marseille, la Ville ne recule devant rien pour attirer les investisseurs :
des garanties
(contre la vacance,
terme), des subventions
et une procédure permettant la défiscalisation loi Malraux. (...)
»
^ Complément de Mai 2008
23 rue Thubaneau le feuilleton, suite...
La Ville rachète deux immeubles (16 et 23, rue Thubaneau) qu'elle avait livrés à la
spéculation 10 ans plus tôt.
F. L. -
20 Minutes du 10/07/2008
«
Marseille Habitat, société d'économie mixte de la municipalité, est actuellement en
négociations pour racheter deux immeubles « loi Malraux » de la rue Thubaneau (1er), a-t-on
appris hier auprès de sa direction. Rénovés par des investisseurs privés via la
défiscalisation dans le périmètre de restauration immobilière (PRI) de Belsunce, les
immeubles du 16 et du 23, rue Thubaneau avaient été mis en vente l'an dernier, à la fin de
leur dispositif « Malraux ».
Ne pouvant racheter leur logement, certains locataires
risquaient de se retrouver à la rue. La mairie alors a demandé à Marseille Habitat de
racheter les bâtiments.
« C'est une bonne chose pour les familles, mais cela aurait pu être
évité si les collectivités avaient acheté des immeubles il y a dix ans, au début de la
rénovation du quartier, souligne Nourredine Abouakil, de l'association Centre-ville pour
tous. A l'époque, les prix de l'immobilier étaient très bas. » (...)
»
Le journaliste de 20 minutes oublie ici de dire qu'au numéro 23 il n'y a plus de
locataires. Les propriétaires
s'en s'ont débarrassés. Information donnée par ce même journaliste, il y plus d'un an.
Voir aussi article cité de La Marseillaise.
Complément d'août 2008
Au moment optimum, les investisseurs peuvent réaliser leur
capital et aller investir sur d'autres filons.
Sur Marseille, le PRI s'applique aux
quartiers 1 Panier,
2 Belsunce-Saint-Basile et Capucins-Noailles -
donnant lieu à des changements de propriétaires par l'intermédiaire de préemptions
publiques (début de cycle), ce dispositif est complété par des subventions à la rénovation
et des
défiscalisations (voir ci-dessus).
Ces cadres règlementaires permettent l'expropriation de
propriétaires
ne voulant ou ne pouvant prendre en charge les travaux de réhabilitation.
Ils s'accompagnent de délogements de
locataires (avec des méthodes pas toujours respectueuses du droit et des personnes - voir ci-contre),
et sont la porte ouverte à l'investissement spéculatif.
...
Rue transformée en produit financier, c'est aussi le cas
de la rue de République.
Une partie en est acquise par Eurazeo-ANF (côté Vieux Port). Ses
interventions ont eu pour effet une augmentation importante des loyers. Cette structure
reste toutefois dans un cadre classique, proche du terrain, et assume une fonction
prioritaire de bailleur (ANF valorise aussi des bails commerciaux).
Ce n'est pas le cas d'autres intervenants qui sont de purs spéculateurs "à l'américaine".
Les Etas-Unis, c'est le berceau de la société Lone star, dont la filiale Marseille
République possède
désormais(jusqu'en décembre 2007)
l'autre partie de la rue (côté Joliette). Comme de nombreux protagonistes
de la nouvelle finance : son enseigne est délocalisées et ses ports d'attache sont des paradis fiscaux.
Auto-présentation de Lone Star : "Lone Star has
affiliate offices in London, Tokyo, Seoul, Taipei, Dallas, Dublin,
Brussels, Luxembourg, and Frankfurt. Its general partner is a Bermuda-based entity
headquartered in Hamilton." www.lonestarfunds.com
Cette transaction entre opérateurs privés se réalise en coordination avec
l'Etablissement Public Euroméditerranée, sous le parainnage de Muselier (premier adjoint au
maire).
Lone Star/Marseille République se propose un profit
substantiel et rapide.
Déçue par les perspectives, elle remet prématurément sur le marché
son domaine foncier (opération Sun and moon - voir la
Provence du 5 juillet 2007, article de Florent Provensal).
Juillet 2007 : Fuites sur le dossier confidentiel
Sun and moon -
« L'Américain Lone Star met en vente ses
505 logements et 193
commerces » La Provence jeudi 5 juillet 2007 -
Le PDG de Marseille République dément l'information.
Décembre 2007 : les faits démentent le démenti.
LONE STAR se défait de MARSEILLE REPUBLIQUE
à
suivre... EN VRAC : REF. D'ARTICLE DE PRESSE ET LIENS
« Marseille : Atemi-Lehman Brothers
reprend une partie de
la rue de la République » Article de Brigitte Challiol
publié dans Les Echos du 20 Décembre 2007
« Jean-Claude Aznavour est nommé directeur général
d'ATEMI Méditerranée, filiale d'ATEMI en charge de la valorisation des 850 logements
et 45000 m² de commerces de la rue de la République à Marseille. » businessimmo.info
« janvier 2008 - Le Cabinet Poulain & Associés
vient de conseiller le fonds Lone Star dans le cadre de la cession d'environ 600
logements et 50000 m2 de surfaces commerciales dans la rue de la République (Marseille)
à Atemi-Lehman Brothers.
Le montant de l'opération, signée le jeudi 20 décembre, s'élève à une valeur d'environ
200 millions d'euros, dont 100 millions de créances bancaires. » lawinfrance.com
« L'opérateur immobilier Atemi, émanation de la banque américaine Lehman Brothers, vient
de racheter par l'intermédiaire de sa filiale azuréenne Marina Baie-des-Anges la totalité
du capital de Marseille République. La société avait été créée en 2004 par le fonds Lone
Star pour réhabiliter et commercialiser un patrimoine de 168000 m2 au cœur de la cité
phocéenne. » lemoniteur-expert.com/btp
« "Ce ne sont pas des opérations de spéculation pure et dure mais des gens qui ont la volonté
de valoriser leur patrimoine, assure pour sa part Jean-Claude Gondard, secrétaire général de
la Ville. Et de telles signatures financières redorent encore plus l'image de Marseille.
Ces changements de propriétaires ne nous font pas peur ; au contraire, ils vont permettre de
réaliser de nouveaux développements pour ces ensembles."
Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la Ville
"Nous n'allons pas changer l'équipe et tout recommencer, explique Olivier Dubois,
directeur général de la branche management d'Artemi (sic) et
les dirigeants qui veulent rester pourront le faire. Mais nous avons déjà des idées
précises, notamment en matière de logements avec une intention de faire du plus haut de
gamme que ce qui était prévu, à l'image de l'immeuble Le Quai à la Joliette. Bien
évidemment, tous les engagements déjà pris seront respectés." » skyscrapercity.com/showthread.php(Il s'agit d'un forum. L'envoi cité reprend un article de
Florent Provensal paru dans La Provence du 7 janvier 2008)
revue express - Complément de Juin 2008
« L'opérateur a déniché non pas un, mais deux acquéreurs. En toute discrétion, le Groupe Buildinvest (Paris) a signé un chèque de
16 millions d'euros le 17 octobre dernier [2007] pour faire l'acquisition d'un ensemble de 13 immeubles non restaurés représentant 154
appartements situés dans la partie médiane de l'artère haussmannienne, du 35 au 55 rue de la République et aux 9 et 11 rue Jean-
Marc-Cathala, représentant une surface habitable totale de 9 000 m2. Spécialiste de la rénovation immobilière d'immeubles dans
le secteur du marché de l'immobilier ancien à travers l'investissement en "secteur sauvegardé", Buildinvest commercialise
actuellement ces appartements dans le cadre de la loi Malraux qui octroie de nombreux avantages fiscaux (...)
»
Extrait d'une revue de presse sur le site
de Buildinvest.
Le texte provient de Ouest-France.
Nouvelles questions à la stratégie municipale
La
rue de la République se retrouve reliée à la crise financière
américaine de l'automne 2008.
La stratégie Gaudin-Muselier a, au cours des années passées,
désarmé la gouvernance sociale en faveur de la loi du profit sans frontière.
128 immeubles de la rue de la République et du quartier Joliette ont été
acquis, en décembre 2007, par l'opérateur
ATEMI, filiale de LEHMAN BROTHERS REAL ESTATE PARTNERS
(qui possède 40% du capital d'ATEMI - la hauteur de cette participation varie selon les
sources).
« Shares in Lehman Brothers have lost over 70 per cent of
their value this week as the investment bank has fought to stay afloat.
» FT.com September 12 2008 12:24
« Lehman races to find buyer or investor. ...
option for Lehman is to agree rapidly a deal to sell a majority stake in its asset
management
subsidiary to acquire much-needed capital. » US.FT.com sept.
11 2008 19:30
« Lehman
Brothers files for bankruptcy. Pricewaterhouse Coopers has begun the process of winding down Lehman's European
units on Monday morning. The London Financial Services Authority said in a statement:
"Lehman Brothers is a US
institution regulated by the [Securities and Exchange Commission], so the FSA is working
closely with the US authorities to ensure an orderly wind down of its principal UK trading
subsidiary, Lehman Brothers International (Europe), which was placed into administration
earlier this morning."
"The FSA is working with market practitioners, including the London
Clearing House, to ensure the process connected with the winding down of this wholesale
business is completed in an orderly manner to minimise any market disruption." »
ft.com September 15 2008 11:47
Le 12 septembre 2008 l'administration américaine intervient pour
coordonner une opération de sauvetage de LEHMAN BROTHERS. Mise à mal
par la crise immobilière, cette banque
d'investissement a perdu au cours des derniers mois plus de
90% de sa valeur boursière.
Difficile de croire que cela n'aura aucune
incidence sur la petite rue marseillaise.
Sur son site internet, ATEMI,
propriétaire de 128 immeubles
en travaux dans le
2ème
arrond. de Marseille, se flatte - se flattait -
d'être adossée à LEHMAN BROTHERS. Cette banque est aujourd'hui en
faillite.
Lorsque
LONE STAR revendait
son bien, en Décembre 2007, à une filliale de LEHMAN
BROTHERS,
le très fûté Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la Ville, déclarait :
"de telles signatures financières redorent encore plus l'image de Marseille."
Le
répèterait-il aujourd'hui, alors que
LEHMAN BROTHERS devient le symbole d'une débâcle financière ?
Cet mésaventure questionne une fois de plus la jobardise
municipale qui fait dépendre des marchés
spéculatifs l'avenir de la vie urbaine locale.
Mise à jour le 15 septembre 2008
Quant à Buildinvest (nouveau propriétaire de 18 immeubles), sa spécialisation
dans l'investissement sous loi Malraux ne laisse rien augurer de bon. (Voir ci-dessus, le cas de deux immeubles de la rue Thubaneau d'abord acquis par
des spéculateurs, et remis en vente une fois réalisés les bénéfices fiscaux de la loi
Malraux)
En outre, selon les dernières statistiques des notaires (septembre 2008), Marseille est davantage touchée par
la baisse des transactions que l'ensemble de la France.
Voir aussi : La machine
molle - ou Marseille Capitale européenne
de la culture comme dévoiement d'une identité populaire, raffut inconsistant
érigé en culture officielle et instrumentalisation des acteurs culturels au service des projets municipaux de
mutation du centre-ville. Ces projets urbains sont attérants sur le plan
social, culturel, architectural, paysager et fonctionnel...,
et il sont irréalistes quant à leur chances de succès à long terme. Le retournement de la conjoncture immobilière et la
crise financière vont sans doute précipiter l'épreuve de réalité.
Le 22 septembre 2008
C'est en 2004 qu'Eurazeo et Lone star/Marseille République ont
acquis une grande partie de la rue de la République (A noter,
quelques immeubles en
copropriété sont restés à l'écart de ces opérations).
Cette étape fait date dans une série de
transactions à grande échelle. Lors des
dernières
opérations ce sont des centaines de millions d'euros qui sont en jeu. Mais il ne s'agit ni du
premier ni du dernier épisode.
La rue de la République a une longue histoire avec la banque et la finance - depuis sa
construction, sous le Second Empire.
Ne peut-on imaginer qu' une grande partie de ces domaines passeront de propriétaires en propriétaires,
au gré
d'opportunités spéculatives, jusqu'à redevenir,
en bout de
cycle, des segments immobiliers "déqualifiés" et à nouveau dégradés ?
Dans le centre-ville, la logique des politiques immobilières de l'équipe
Gaudin-Muselier-Chenoz (adjoint chargé de la réhabilitation du centre-ville) :
rénovation
en trompe l'œil, avec
brutalités et expulsions à la clé [voir encart], profits rapides réalisés dans le dos de la population,
avec une nouvelle dégradation dans les années à venir - et cela pour aller à contre-sens
de la logique sociale.
Juillet-août 2007
Mises à jour et compléments -
décembre 2007, mai, juin, août, septembre 2008
«
Ce ne sont pas des opérations de spéculation pure et dure (...)
Ces changements de propriétaires ne nous font pas peur.
»
Jean-Claude Gondard, secrétaire général de
la Ville - décembre 2007
CETTE CHRONIQUE est arrêtée fin septembre 2008.
Les politiques immobilières
édilaires prises à contrepied
par les promoteurs - ou la conquête du
centre-nord de Marseille (rue de la République) concurrencée par la dynamique
des quartiers
sud-est
(Prado-Rouet)... Ou encore : l'histoire marseillaise se
répète-t-elle à 130 ans
d'écart ?
Dans la deuxième moitié du XIXème siècle,
les Grandes Manœuvres
planifiaient la Joliette et la rue de la République - rue Impériale - comme LE
nouveau quartier de la
bourgeoisie, quand la bourgeoisie locale construisait ses beaux quartiers en sens
inverse, autour de la
Préfecture et du Prado...
Dans les années 2000,
les Grandes Manœuvres
planifiaient la Joliette et la rue de la République - ex-rue Impériale, mais ce nom était de nouveau invoqué
- comme LE
nouveau quartier bourgeois, quand la promotion immobilière plus ordinaire faisait sortir de terre un nouvel ensemble
pour classes moyennes dans la direction opposée, vers le Rouet, au-delà de Castellane, non loin du parc du XVIème
centenaire... Les chances de succès étaient excellentes pour celui-ci nulles pour celui-là, en raison des tendances
de fond qui orientent Marseille et, comme si cela ne suffisait pas, par l'inversion de la conjoncture
économique en plein milieu de l'opération Euroméditerranée. Nouvelle preuve que le
mirage des profits rend aveugle aux données empiriques et aux leçons historiques.
Dernière modif. 07 02 2011
Envoi de messages concernant cette page, et autres :
Hors-service.
le 23-03-2008, à 07h43, de quelqu'un(e) J'ai de tres gros problemes avec la ville de Marseille concernant le domaine
de la préemption dans la copropriete "Residence
Kallisté".La ville préempte à des prix extrement bas
et met plusieurs années pour acheter et payer.Je désire savoir si d'autres personnes ont connues les memes soucis.Merci
de me contacter.
Relevés du quotidien
Quelques silhouettes, visages et apparences...
Café de la banque, 17h30
Ma voisine de gauche n'est pas jolie, elle a la cinquantaine, une allure austère. Mais,
assise sur la banquette du café, devant un
journal saisi sur le porte-revues, un demi commandé au garçon, des olives acceptées
(mais elle a refusé les cacahuètes), je l'imagine indépendante
(et pas seulement pour avoir refusé les cacahuètes).
Égoscopie / microroman
Litanie de fin d'été
Ecrit à
jeun en regardant l'image
expansée d'une bouteille de 1664 qui se doute
du sort qui l'attend :
1 la pesanteur,
2 la grâce,
3 l'état d'ébriété
Le 3 n'est pas neutre sur le coefficient
des deux autres : parfois
renforçant 1, souvent
allié à 2.
Facteur désinhibant vis à vis d'une
pulsion vulgaire
qui ne craint plus d'étaler sa lourdeur
( 1 )
ou
cause d'une
légèreté volubile
( 2 ),
mais non libérée
d'une menace chronique.
Avez-vous recherché, bloggeurs,
écrivants, auteurs,
l'effet survos
soupirs lexicaux z'et grammaticaux
des relents pétillants, âpres, z'ou secs
de boissons aux couleurs
variées dont la teneur chymique
mesurée en degrès
est légalement,
dûement,
clairement,
habituellement,
exactement,
systématiquement
et
précisément
mentionnée (comme il se doit à notre époque encore industrielle et
plus que jamais règlementée)
sur l'étiquette collée
sur le contenant vitrifié
d'un contenu liquide parfois partiellement gazeux.
Alcool :
recours facile ou factice,
douteux ou inutile
en circonstances
charnières comme aujourd'hui,
où est abordée
la bretelle de tangente,
la voie de déviation,
la trajectoire oblique,
à la sortie de
l'été
- saison peuplée en nos contrées de ces êtres de 4 centimètres de long, accrochés dans les
arbres,
que
l'on entend plus qu'on
ne les voit, et dont certains, ayant quitté leurs pinèdes endémiques, viennent tenter
l'aventure en ville :
les cigales,
que je préfère aux pigeons.
Recopié et garni d'ajouts au fur et mesure que
baissait le niveau du contenu de l'objet
vitrifié mentionné plus haut.